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Jacques GRUBER, de l’Art Nouveau à l’Art Déco

09 novembre 2011



Jean-Claude VIGATO tiendra à la MJC Pichon de Nancy une causerie illustrée, organisée par le Cercle Garen, le mardi 15 novembre à 18h30, et le mercredi 23 novembre à 20h30 :

"Jacques GRUBER, de l'Art Nouveau à l'Art Déco"

Avec le Salon d’Automne de Paris en 1910 qui reçoit les artistes munichois célébrés par René
Prévot, correspondant bavarois d'Art et Industrie, avec les textes publiés en 1912 par l'écrivain André
Vera, militant pour un « nouveau style », une « nouvelle architecture » et un « nouveau jardin », les beautés
naturalistes et précieuses de l'Art nouveau doivent s'effacer devant ce qui ne s'appelait pas encore l'Art
déco et qui mariait dans une démarche contradictoire, un retour à la tradition classique à la fascination
envers la production industrielle, véritable hymne au machinisme.
La grande verrière des Galeries Lafayette de Paris réalisée en 1912 appartient
encore à l'Art nouveau, comme un bouquet final. Après la Grande Guerre,
Jacques GRUBER, son créateur, abandonna la ligne ondoyante et naturaliste
pour des tracés et des figures plus géométriques. En 1922, le « vitrailliste »
comme il se qualifiait, s'imposa la mise en plomb de verres uniquement
teintés dans la masse, sans aucun effet de modelé ou de dégradé, avant de
renoncer presque totalement à la couleur, utilisant alors des verres blancs
industriels, verres imprimés, striés, diamantés, quadrillés ou à chevrons, etc.,
parfois superposés en couches multiples.
En 1920, GRUBER installe son atelier et sa résidence principale à Paris dans
un bâtiment existant que réaménage l'architecte en chef des monuments
historiques Julien Polti, son voisin et ami. L'atelier qui subsiste à Nancy n'est
plus qu'une succursale.
GRUBER préside le jury d'admission de la classe Vitrail de l'Exposition internationale des arts
décoratifs et industriels modernes de 1925 où il réalise les verrières du pavillon des Galeries Lafayette
comme celles du pavillon de la Région de l'Est. Parmi ses oeuvres parisiennes, de 1926 à 1934, il crée
deux verrières pour l'hôtel de ville, celles du ministère de Affaires sociales et du Travail, celles de Saint-
Christophe de Javel. En province, il décore la poste Thiers de Nice, la verrière zénithale et les fenêtres
de la salle de lecture de la bibliothèque Carnégie de Reims (où le Cercle GAREN a été accueilli).
En Lorraine, il convient de citer les vitraux de l'escalier des bureaux de Pont-à-Mousson SA,
ceux de la Caisse d'Épargne de Nancy, de la poste de Bar-le-Duc. Et parmi les travaux sur des édifices
religieux souvent restaurés ou reconstruits après la guerre : les vitraux de l'église Saint-Martin
d'Ancerviller en Meurthe-et-Moselle.

Entrée libre - Durée : 1 h 15
MJC Pichon
7 boulevard du Recteur Senn - NANCY


 

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